Spirit
Malheur à toi pauvre âme !



 
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Répétition générale {Libre}

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Lun 5 Juin - 10:07
Je m'ennuyais à en crever, rien de plus à dire ! Cela faisait bien trois où quatre jour que je n'avais vu que des animaux, des routes démolies et des forêts à moitié brûlées, je savais que cette guerre avait fait des ravages mais... merde, n'allez pas me dire que ça a anéantis toute trace de bon public ? Quoi qu'il en sois, je continue de marcher, parfois tout droit, parfois je suis le bitume, il y a pas longtemps, les rares gens que je croisaient ont arrêté de parler allemand, ça a été un choc de culture pour moi, je pensais que les mortels ne parlaient qu'une langue, et voilà que je devais chercher comme je pouvais dans ma mémoire des mots de vocabulaire d'une langue dont, à vrai dire, je me foutais totalement. Le français, et puis quoi encore, comme si j'avais pas mieux à faire que de me remémorer des souvenirs aussi brisés que le sol sur lequel je marchais.
Soudain, quelque chose attire mon attention, un bâtiment...avec des roues ? Et même pas cinq mètres plus loin, un camion effondré sur le côté, voilà quelque chose d'inhabituel, déjà plus passionnant que la boue, la pierre et l'herbe. Je m'approche donc et observe le bâtiment, qui semblait être pas mal conservé pour son temps. J'essaye d'ouvrir la porte, bien sûr, celui qui l'a abandonné a été assez con pour la garder fermée, mais je voulais voir ce qu'il y avait dedans, juste par curiosité. Doucement, je dépose mon sac, prend une grande inspiration et balance à cette foutue porte un coup de poing dont elle se souviendra.
Je tente une autre approche, cette porte, c'est pas du Heavy, mais ça s'en rapproche pas mal pour être franc. Je contourne le bâtiment et....tiens, si j'aurais vu ce trou plus tôt ça m'aurait été utile. Je rentre donc et observe la décoration, comme toutes les caravanes, plutôt kitsch, mais pas désagréable à l'oeil, je fouille un peu, bouffe moisie, magazines people...daté 2017, je juge pas, rien d'intéressant du coups, jusqu'à....

"Oh damn !"

Une batterie, et une lourde en plus ! J'y crois pas, depuis le temps que j'avais pas vu ce genre de truc ! Je savais bien que ça pouvait être rien d'autre qu'un signe du destin. Du mieux que je peux, je sors le dinosaure du placard, puis de la caravane, et va chercher mon matos, deux petits amplis, assez légers pour tenir dans la paume de la main, branchés, guitare électrique, branchée. Le spectacle peut commencer, je commence à gratter les cordes pour m'échauffer puis me lance dans un solo endiablé, les amplis poussés au max de leur puissance tandis que je laisse mes cheveux se colorer d'un blanc d'albâtre, Weiss est dans la place !

(Le solo https://www.youtube.com/watch?v=UNVqPPhqQXE)
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Lun 24 Juil - 15:52



Répétition générale macabre

Feat. Weiss







Il n'y avait plus la trace d'humanité sur ces terres mortes. Il m'arrive de sentir encore les traînées de sang et de poudre des armes à feu. Il fait une chaleur à en crever pour un plein mois de juillet, mais il y a aussi des endroits où le froid persiste. Je foule ces terres avec mes Doc Martens où le cuir s'écaille. Je n'ai pas le haut de mes bottes lacés, je les enfile comme des chaussons. Mon jean noir traverse à une allure rythmée les ruines que mon débardeur sombre accompagne. J'ai une veste en cuir noir. Cela fait longtemps que je ne me suis pas habillée ainsi. Surtout avec le holster de mon Browning 9 mm à l'épaule gauche et mon katana accroché à ma hanche droite, mes cheveux sont détachés. Ouais, cet accoutrement, c'était surtout à l'aube de ma jeunesse en tant qu'adulte. Avec le temps, ça s'est transformé en dentelle, cuir et corset si j'enlève ma panoplie de femme raffinée.
Je regarde les alentours avec un air nostalgique, ma mélancolie s’accroche à moi comme une damnée depuis presque deux mois maintenant. Je me sentais tellement seule, et mon nouvel esclave rage et m'esquive à chaque fois que j'essaye de l’emmener ou de lui montrer des choses en prétextant qu'il n'était pas à ma botte. Et Daniel m'évite aussi à cause de ma dispute avec lui alors qu'il était venu me sauver, et pour rien arranger les choses, Marc a disparu depuis quelques jours. Je lui ai fait le pacte, mais je n'arrive pas à pénétrer son esprit. Cela voulait soit dire qu'il est mort ou bien qu'il est vivant et qu'il bloque d'une manière ou d'une autre l'accès à son esprit.

Je grogne en serrant les dents, donnant un violent coup de pied contre la carcasse d'une voiture. Celle-ci se déforme à cause de la force d'Egregario qui jongle dangereusement avec la mienne. Je ne cherche pas à le retenir, c'est la première fois que je sors depuis longtemps, j'ai besoin de me retrouver. J'ai besoin de compagnie, besoin de tuer quelque chose, de me défouler, d'aimer, de protéger, j'ai besoin de sang et de crie, j'ai besoin de mes enfants, du son de la voix de ma fille, de revoir mon fils Takehiko décédé ou de mon premier mari. J'ai besoin de renaître dans une famille qui ne se déchire pas surtout, toute ma folie vient de là. Je suis un putain de mélange entre la sagesse d'une mère et d'une cheffe en plus d'être grand-mère, mais j'ai la folie d'une fille qui a vu son mari mourir avec son fils, qui a eu un homme qui a abusé d'elle et façonné une partie de sa vie dans le mensonge, et de la solitude.
Je ne sais plus vraiment quoi penser, je crois que tout ce qu'il me manque aujourd'hui, c'est un mari, purement et simplement. Je pourrai facilement oublier mon côté Polygame, j'ai besoin d'un seul homme. Juan m'avait avoué ses sentiments, et au moment où je commençait à baisser ma garde, il disparaît. J'ai viré Akiko, je lui en veux, plus les jours passent et plus ma colère grandit. Je ne pleure pas, presque jamais ou bien dans mon coin. Wolf est vraiment trop une brute et sur la défensive, je ne vois vraiment pas en quoi il pourrait m'aider.

Mon coeur se serre douloureusement, je finis par m’asseoir sur un vieux banc en pierre dans une rue dévastée. La souffrance épuise mes forces, je courbe mon dos en accoudant mes avant-bras sur mes cuisses et fixant le sol et un peu l'horizon. Le vent épouse mes cheveux comme des vagues s'écrasant sur le sable imaginaire, mon vert est terne. Je ressens un calme froid et désagréable. Je fais seulement que d'attendre, plongée dans mes pensées. Comme de rares fois, je ressens la morsure du froid sur ma peau, je tremble et dispose de la chair de poule. Je soupire en pestant encore.
Je ne sais pas si je prie Dieu pour avoir un peu de paix ou si je supplie Egregario de m'aider, mais ça ne me donne rien. Je suis définitivement seule.
Dans un faible bruissement, je vois une plume blanche aux filaments d'or avec son embout d'un vert doux et pâle tomber au sol. Je ne réagis pas, reconnaissant l'appendice volatile entre mille. Un sourire sardonique aux lèvres, je ne relève pas la tête alors qu'une source de chaleur s'installe à mes côtés, silencieusement.

_ Ca pourrait être plus simple si tu étais un démon à part entière vivant au manoir, ça me ferait de la compagnie.

Aucune réponse, évidemment. Egregario ne parle jamais sous sa forme d'ange, ce n'était qu'un illusion de toute manière. Une manifestation de son essence démoniaque masquée par son ancienne apparence angélique. Il ne s'en sert pas pour tromper autrui, mais seulement pour me consoler ou pour me rassurer dans les moments difficiles.
Je relève lentement la tête pour l'affronter du regard, je perds mon sourire pour le contempler, comme un miroir de glace qui se fissure lentement. Dans les tréfonds de son regard d'un vert de jade pur, je me perds en ne pouvant plus respirer. Ses ailes blanches ballottent avec fluidité à cause du vent. Il ne me sourit pas, ne fais rien, mais il est là. Alors mon cour se serre, je grimace en voulant me jeter sur lui pour le serre dans mes bras, mais il disparaît dans un amas de poudre dorée. Je manque de tomber et me rattrape de peu avec mes deux paumes. Je fixe la pierre brisée du banc, les yeux écarquillés. Ma vision se brouille et un goût salé envahit mes lèvres, je m’effondre alors en me recroquevillant sur moi-même. Donnant un violent coup de poing, le banc se brise telle une explosion. Disparaissant dans la poussière. Je réapparaît dans le paysage, debout, tête baissé en serrant les poings qui sont enflammés. Je tremble, cette fois c'est un autre coup de pied contre une vieille poubelle. Je dégaine mon katana en criant, usant de vélocité, je me téléporte en plein vol pour découper la tête d'un humain errant dans les ruines atteint par la Maladie qui les zombifie. Mes larmes coulent, le sang tâche ma lame, la poussière tâve mes chaussures, mais je ne m'arrête pas. Courant, mes mains se noircies à cause de mon pouvoir et mes veines grisées serpentent mon corps. La colère m'aiguise et je laisse Egregario me guider vers les âmes damnées. Des humains, je voulais tuer des humains, pas des immortelles, je voulais briser ma promesse faite à mes villageois.

Je mets plusieurs minutes à trouver, mais je finis par repérer un camp de réfugiés à la lisière de la ville abandonnée. Dépourvue d'humanité, je ne me cache pas, me dirigeant sauvagement vers ces pauvres gens. Lorsqu'ils me repèrent, ce sont des vieux, avec des femmes et des jeunes, mais pas d'enfants, ni de bébés. Ils n'ont pas le temps de prendre leurs armes que j'use de mes flammes pour me téléporter et réapparaître au sein même de leur feu de camp. Je suis furieuse, ce ne sont que des âmes perdues. Je garde la lame de mon sabre bien empoignée et voilà que j'entame l'horreur. Il n'ont rien à faire, ce ne sont que des pillards. Je me laisse sombrer en laissant le sang éclabousser les tentes, sol et équipements, les corps tombent. Je reçois une balle dans le bras.
Lorsque ma colère se calme enfin, je range mes armes en regardant froidement la scène. Mon visage est sale et tâché, je regarde ces corps. Penchant légèrement la tête, je reprends ma forme humaine. Egregario les avait dévoré, je ne regrette pas mon geste, c'est mon boulot après tout. Ils étaient dans le péché et ils n'auraient rien fait pour obtenir la miséricorde.

Un son étrange mais familier me ramène à la réalité, je tourne doucement la tête. Je voulais rentrer, mais j'entendais de la musique. C'est étrange. Je décide de m'y rendre, sans rien dire. Abandonnant le refuge, laissant aussi les hommes et garçon pour mort alors qu'au loin revenaient des femmes et des enfants. Ils apercevaient ma silhouette au loin, sans comprendre. Mais ils distinguent bien que j'étais une femme. Je ne me retourne pas.
Au bout d'une bonne vingtaine de minute à courir, me téléporter et marcher. Je finis par atterrir sur la même scène abandonnée. A la différence, un drôle d'énergumène jouant du metal. Je ne réagis même pas, l'observant, il était dos à moi. A vrai dire, j'arrive par derrière et non devant. Le sang a séché sur mon visage.



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Sam 16 Sep - 18:16
Alors que je finissais peu à peu mon solo endiablé, mes sens finissent par percevoir une présence dans mon dos, quelque chose d'assez chaud, un autre élémentaire ? Nan, ça en a pas l'air, c'est plus....comment dire, funeste, comme un mauvais pressentiment, mais bon, j'aimais pas écouter mon instinct de survie, qu'est ce qu'il y avait de plus qu'écouter une voix qui passait son temps à râler "T'approche pas de ce loup Jude, il a l'air en colère" "Saute pas de cette cascade Jude, tu sais pas ce qu'il y a en bas" Si j'ai envie de passer une ou deux semaines avec un membre douloureux, c'est mon choix, et je ne vois pas en quoi mon cerveau aurait la moindre raison de m'en empêcher.

Après cette auto dispute, je commence à me retourner, moi qui pensait être tombé sur je ne sais quel dragon ou démon des plus affreux coins de l'enfer, je me retrouve nez à nez avec....une nana, et plutôt canon si je pouvais me permettre, même si sa tenue et son maquillage laissaient à désirer, sérieusement, ce n'est pas le fait d'utiliser du sang humain qui me rebutait, mais vu la manière dont elle en était couverte, elle ressemblait plus à ce genre de groopie qui fait des massacres dans les backstages qu'aux femmes de goût qui suivent mes quelques concerts. Néanmoins, je sens un....quelque chose dans son regard, comme une lionne prête à bondir sur un pauvre zèbre sans défense, heureusement que je tenais plus de l'oiseau que du zèbre sur ce coup là.

Pas vraiment décidé à laisser la demoiselle dans le silence, je dépose ma guitare et m'approche d'elle, un léger sourire aux lèvres, elle avait l'air humaine, mais elle avait toute la classe d'une immortelle, peut être quelqu'un qui me comprendrait et qui saurait apprécier ma musique à sa juste valeur, posant la main gantée sur son épaule....Elle était était plus grande vu de près celle là...Je lui disait avec mon ton favori.

"Ahhhh ! C'est toujours un honneur de rencontrer une fan, alors, comment vous avez trouvé ce mini morceau privé ?"
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